Presque tous les smartphones sont aujourd’hui déverrouillés avec des données biométriques telles que les empreintes digitales ou les scans du visage. Une nouvelle décision du tribunal régional de Ravensburg apporte désormais plus de clarté à la police et autorise les forces de l’ordre à utiliser les empreintes digitales des suspects pour déverrouiller le téléphone portable à des fins d’enquête.
La police peut utiliser les empreintes digitales pour déverrouiller les smartphones
Dans une décision historique, le tribunal régional de Ravensburg a conclu que les forces de l’ordre pouvaient utiliser les empreintes digitales des accusés pour déverrouiller des appareils électroniques.
L’affaire avait été précédée d’une plainte d’un prévenu qui avait refusé de déverrouiller son smartphone pour la police. Ce dernier a ensuite pris les empreintes digitales de l’homme et les a utilisées pour déverrouiller l’appareil, après quoi l’homme a déposé une plainte auprès du tribunal régional de Ravensburg le 12 janvier 2023 et a pris des mesures contre celle-ci. Dans l’arrêt du 14 février 2023, le juge est parvenu à une conclusion claire :
Conformément au § 81b al. 1 StPO, l’action de la police est légale. L’avocat Detleff Burhoff explique sur son blog pourquoi la loi considère que cette action est autorisée. Le juge était bien conscient que la loi applicable est antérieure aux smartphones et aux procédures de connexion biométrique, mais qu’elle est formulée d’une manière ouverte à la technologie, et donc que la prise d’empreintes digitales – même involontaire – doit être tolérée.
L’ordonnance du tribunal (via le blog Burhoff Online) indique en conséquence :
«(…)81b al. 1 1er Var. Le StPO autorise déjà, selon le libellé, la prise des empreintes digitales de l’accusé. L’accusé doit tolérer la mesure comme une mesure passive (voir Rottmeier/Eckel, NStZ 2020, p. 193 (195)). En cas de résistance, l’article 81b (1) autorise même le recours à la coercition directe, par exemple en plaçant les doigts de l’accusé sur le capteur d’empreintes digitales.
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Mot de passe, code PIN et autres non encore autorisés
Ainsi, la police est actuellement tout à fait autorisée à utiliser l’empreinte digitale pour déverrouiller le smartphone dans le cadre d’une enquête. Reste à savoir si cela changera à l’avenir.
Par ailleurs, les forces de l’ordre ne sont pas autorisées (du moins pas pour le moment) à déverrouiller des smartphones ou d’autres appareils à l’aide de mots de passe, de codes PIN ou de codes et schémas.



