La législation européenne sur la responsabilité du fait des produits a désormais 40 ans. La Commission européenne souhaite désormais le moderniser et répertorier les logiciels comme un produit distinct. Même si cela plaît aux défenseurs de la protection des consommateurs, le premier projet ne va pas assez loin.
Responsabilité du fait des produits : extension aux logiciels au sein de l’UE
En cas de dommages causés par un matériel défectueux, la responsabilité du produit s’applique. Mais qu’en est-il des logiciels ? Un exemple actuel frappant est celui du constructeur automobile Tesla, qui vient d’être condamné pour publicité trompeuse à remplacer son ordinateur de bord aux États-Unis.
La Commission européenne souhaite désormais moderniser à cet égard la loi relative à la responsabilité du fait des produits, qui existe déjà depuis 40 ans dans sa forme actuelle, et lancer une nouvelle loi européenne. La proposition est sur la table depuis septembre et a été bien accueillie par les défenseurs des consommateurs. Toutefois, la version actuelle ne va pas assez loin.
La présidente de l’association fédérale Ramona Pop révèle à la Deutsche Presse-Agentur dpa que les consommateurs n’auraient pratiquement aucune possibilité de prouver les défauts des produits et les causes correspondantes. En particulier, les appareils pouvant être mis en réseau numériquement constituent pour beaucoup une « boîte noire », a déclaré Pop. La charge de la preuve doit donc être fondamentalement inversée.
En cas d’utilisation conforme, la charge de la preuve incombe aux fabricants. Après tout, ils connaissent mieux leurs produits et peuvent prouver qu’il n’y a aucune faute en cas de dommage, explique l’association.
Responsabilité pour les logiciels
En outre, les défenseurs des consommateurs exigent que les opérateurs de marchés en ligne soient responsables des articles défectueux si les propriétaires du produit ne sont pas tangibles. Bien que l’association se félicite de cela et du fait que les consommateurs puissent faire valoir leurs droits non seulement lorsque le dommage qui en résulte atteint un seuil de 500 euros, mais dès le premier euro, la proposition ne va pas encore assez loin.
Un autre aspect positif est que les logiciels seront désormais répertoriés comme un produit distinct dans la clarification et seront donc également soumis au droit de la responsabilité du fait des produits. Peu importe que la solution logicielle correspondante soit autonome ou intégrée, ce que salue l’Association fédérale.
Les propositions révisées en matière de loi sur la responsabilité du fait des produits (consultables ici) ciblent également les produits alimentés par l’intelligence artificielle (IA). Les drones, les robots et même les solutions de maison intelligente y jouent également un rôle plus important.
Toutefois, avant que la proposition ne soit adoptée, elle doit encore être approuvée par le Parlement européen et les États membres de l’UE.



