Quiconque achète une voiture électrique en Allemagne pourra encore percevoir le bonus environnemental tant convoité en 2023. Il apparaît désormais que l’allocation financière de l’Office fédéral de l’économie et du contrôle des exportations (BAFA) a été versée à plusieurs reprises en 2023. un an pour certains candidats.
Un moindre bonus environnemental réduit les ventes de voitures électriques
Pour stimuler les ventes d’alternatives à combustion interne, la BAFA a créé en 2016 ce que l’on appelle le bonus environnemental. Celui-ci prévoyait une prime à l’achat financée par le gouvernement fédéral et l’industrie automobile en cas d’immatriculation de voitures électriques, de véhicules électriques à pile à hydrogène et de bougies d’allumage. -dans les modèles hybrides. Pour bénéficier du paiement, les acheteurs ou les locataires devaient soumettre sans cérémonie les données d’immatriculation de leur véhicule à la BAFA. En conséquence, l’autorité a payé la prime individuelle. Enfin, le montant de l’éco-rabais dépend du type de véhicule. Par exemple, les acheteurs d’une voiture 100 % électrique dont le prix net catalogue était inférieur à 40 000 euros avaient droit à la somme colossale de 6 000 euros de bonus environnemental.
En revanche, pour les voitures électriques dont le prix se situe entre 40 000 euros et 65 000 euros, le bonus n’était que de 5 000 euros. Pour les hybrides rechargeables, le bonus jusqu’au 31 décembre 2022 était de 4 500 euros pour un prix catalogue net allant jusqu’à 40 000 euros et de 3 000 euros pour un prix compris entre 40 000 euros et 65 000 euros. Mais à l’approche de 2023, les choses ont changé. Alors que les voitures électriques ne recevront qu’un maximum de 4 500 euros, les acheteurs d’hybrides rechargeables ne recevront plus aucun bonus. L’Allemagne n’est pas le seul pays à avoir décidé de réduire ou de supprimer le bonus. De nombreux pays à travers le monde ont reculé. Cela a un impact direct sur les chiffres d’immatriculation des voitures électriques. Ceux-ci ont en fait considérablement diminué dans le monde en 2023. Le manque d’incitations financières en est probablement la cause.
Prime environnementale multiple pour un candidat sur quatre
Si certains se plaignent de la réduction du bonus environnemental, d’autres l’ont écumé à plusieurs reprises, comme le BAFA l’a désormais rendu public. Au total, en 2022, on aurait enregistré avec fierté 472 282 candidatures émanant de particuliers, d’entreprises ou d’associations. Ce qui est passionnant, c’est que 115 376 personnes ont perçu la prime à plusieurs reprises au cours d’une même année. Cela correspond à un peu moins d’un quart du total des demandes. En face des collègues du Golem.de, le BAFA est devenu alors encore un peu plus clairement. L’autorité y a déclaré que « la grande majorité des demandes multiples étaient principalement soumises par des entreprises ».
Étant donné que non seulement les entreprises de taille moyenne, mais également les prestataires tels que les sociétés de location de voitures et les sociétés d’autopartage disposent, selon l’expérience, d’une vaste flotte de véhicules, cela n’est pas surprenant. Néanmoins, tout cela a aussi une connotation négative. En effet, selon une étude du Center of Automotive Management (CAM), plus de 16 % des voitures électriques immatriculées en 2022 ne feront probablement plus partie des flottes des entreprises concernées. Il s’agirait en fait d’un abus légal du bonus environnemental. Ceci est également confirmé par un article de Welt.de. Là, il a également été possible de consulter pour la première fois les statistiques CAM.
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Poursuite des ventes à l’étranger dans un but lucratif
Stefan Bratzer, directeur du CAM, suppose même que dans certains cas de demandes multiples, le bonus environnemental a été perçu dans un but lucratif. Dans ce cas, les entreprises concernées ont d’abord encaissé le bonus puis revendu le véhicule. L’hypothèse semble particulièrement évidente dans le cas des particuliers qui ont obtenu plusieurs fois le bonus environnemental en 2022. Après tout, il est plutôt rare qu’un particulier immatricule une nouvelle voiture plusieurs fois au cours d’une même année. En particulier, la revente à l’étranger semble être un modèle tout à fait intéressant pour certains.
En 2022, le véhicule devait encore bénéficier d’une période de détention minimale de six mois avant de pouvoir être vendu. La situation a changé en 2023. En augmentant la durée minimale de détention à 12 mois, la BAFA a habilement répondu au problème de l’abus légal de la prime. D’ailleurs, le problème n’est pas nouveau. L’autorité a déjà enregistré plusieurs demandes les années précédentes. En plus d’augmenter la durée minimale de détention et de réduire la subvention, la BAFA a également réagi au recours des entreprises. A partir du 1er septembre 2023, seuls les particuliers pourront demander le bonus environnemental.



